10.03.2020


















En février 2020, je me suis lancé dans l’une des aventures les plus marquantes de ma vie : participer au 4L Trophy et traverser la France, l’Espagne et le Maroc au volant d’une Renault 4L. Trois semaines de voyage, des milliers de kilomètres, des paysages exceptionnels, des problèmes mécaniques, des rencontres et surtout une expérience humaine que je n’oublierai jamais. À l’époque, j’étais étudiant à l’ISC Paris et je participais à cette aventure avec notre association étudiante ISC Motors. Avec mes amis Thibault et Emerick, nous avions consacré plus de sept mois à la préparation de trois Renault 4L, sans vraiment savoir ce qui nous attendait une fois sur la route.
Ce voyage a également occupé une place particulière dans mon parcours de photographe et vidéaste. J’ai passé une grande partie de l’expédition à documenter notre aventure, entre photographies de paysages, portraits, scènes de vie et reportage vidéo. Quelques jours après notre retour, la France entrait en confinement. Je me suis alors retrouvé à trier mes images et à monter notre film, revivant ce voyage pendant des semaines. Avec le recul, je crois que cette expérience a contribué à faire de la photographie bien plus qu’une simple passion. Dans cet article, je reviens sur mon expérience du 4L Trophy 2020 au Maroc, de la préparation des voitures jusqu’à notre arrivée à Marrakech, avec mes conseils pour organiser votre propre participation.
Le 4L Trophy est un raid d’orientation et de solidarité destiné aux jeunes de 18 à 28 ans, organisé au volant de la mythique Renault 4L. Contrairement à une compétition automobile traditionnelle, l’objectif n’est pas d’aller le plus vite possible, mais de parcourir un itinéraire en respectant les étapes et en utilisant des outils de navigation comme le roadbook et la boussole. Le raid associe aventure mécanique, dépassement de soi et actions solidaires, notamment au profit des enfants marocains.
Lors de notre édition en 2020, plus de 1 300 équipages participaient à cette aventure, pour un parcours d’environ 6 000 kilomètres entre la France, l’Espagne et le Maroc. Après le départ de Biarritz et la traversée de l’Espagne, nous avons découvert les routes marocaines, les montagnes de l’Atlas, les paysages désertiques de Merzouga et les pistes menant jusqu’à Marrakech. C’était mon premier voyage en Afrique et une occasion exceptionnelle de découvrir un pays à travers ses paysages, ses habitants et ses contrastes.

Pour participer au 4L Trophy, il faut constituer un équipage de deux personnes, respecter les conditions d’âge de l’organisation et disposer d’une Renault 4L conforme aux exigences techniques du raid. Un permis de conduire adapté au véhicule est indispensable, la plupart des Renault 4L utilisées étant équipées d’une boîte manuelle. Les inscriptions, le règlement et les conditions de participation sont disponibles sur le site officiel du 4L Trophy.
Le choix du copilote est essentiel. Sur plusieurs milliers de kilomètres, il faut pouvoir compter sur quelqu’un avec qui partager la conduite, lire le roadbook, suivre les indications de la boussole, surveiller les éventuels problèmes mécaniques et garder le moral pendant les longues journées. Sans oublier une mission particulièrement importante : gérer la musique dans la voiture ! Au-delà des compétences, je recommande surtout de partir avec une personne avec laquelle vous vous entendez vraiment bien. Trois semaines de route, de fatigue et d’imprévus constituent un excellent test pour une amitié.

Avec l’association étudiante ISC Motors, Thibault, Emerick et moi-même avons commencé à préparer nos trois Renault 4L dès juillet 2019, pour un départ en février 2020. Plus de sept mois de travail, de recherches et de mécanique nous attendaient. Pour limiter les dépenses, nous avions décidé de réaliser nous-mêmes une grande partie des réparations et des améliorations, en faisant relativement peu appel aux garages. Une décision économique, mais surtout une expérience extrêmement formatrice.
Préparer une Renault 4L pour traverser plusieurs pays et affronter les pistes marocaines n’a rien d’anodin. Il faut vérifier le moteur, le refroidissement, les freins, les suspensions, les pneumatiques et l’ensemble des éléments susceptibles de souffrir pendant le raid. Nous avons rencontré de nombreux problèmes techniques, parfois décourageants, mais chaque réparation nous permettait de mieux connaître nos voitures. Avec le recul, cette préparation faisait déjà pleinement partie de l’aventure. Elle nous a appris à travailler ensemble, à trouver des solutions et à ne pas abandonner au premier obstacle.

Le 4L Trophy n’est pas une course de vitesse, mais il reste particulièrement exigeant. Les journées de conduite sont longues, la concentration doit être permanente et les conditions peuvent rapidement devenir fatigantes. Lorsque votre Renault 4L s’ensable au milieu des dunes, vous comprenez très vite que l’aventure demande aussi un minimum de condition physique ! Pousser une voiture, manipuler du matériel, installer un bivouac et repartir tôt le lendemain sollicitent davantage le corps qu’on ne l’imagine.
Je recommande donc de ne pas négliger sa préparation physique, même sans chercher à devenir un grand sportif. Être habitué à marcher, porter du matériel et supporter plusieurs journées actives facilite l’expérience. La préparation mentale est tout aussi importante : il faut accepter les imprévus, les changements de programme et les moments où tout ne se déroule pas comme prévu. C’est précisément ce qui fait le charme d’un raid comme le 4L Trophy.

Lors de notre participation en 2020, nous estimions le budget global entre 8 000 et 10 000 € par voiture, en tenant compte de l’inscription, du véhicule, de sa préparation et des dépenses de voyage. Ce montant correspond à notre expérience de l’époque et ne doit pas être considéré comme un tarif officiel pour les prochaines éditions. Les frais d’inscription, le coût des véhicules, les carburants et les prestations de l’organisation peuvent avoir évolué. Pour préparer un projet aujourd’hui, il est donc indispensable de demander les conditions actualisées à l’organisateur.
Les principaux postes de dépenses à anticiper sont l’achat de la Renault 4L, sa remise en état, les pièces de rechange, l’assurance, les frais d’inscription, le carburant, les péages, les hébergements en France et en Espagne, la nourriture et les équipements de bivouac. Il faut également prévoir les outils, les accessoires de navigation autorisés, les fournitures destinées aux actions solidaires et un budget de sécurité pour les réparations imprévues. Enfin, si vous recherchez des partenaires, pensez aux dépenses de communication : création d’un logo, supports de présentation, visuels pour les réseaux sociaux et marquage publicitaire du véhicule.

Le premier conseil que je donnerais à un étudiant est de rejoindre ou créer une association au sein de son école. Une structure associative peut faciliter la recherche de partenaires, la communication autour du projet et l’obtention d’un éventuel soutien financier de l’établissement. De notre côté, ISC Motors a joué un rôle central dans l’organisation de l’aventure. La deuxième piste consiste à apprendre à entretenir sa Renault 4L plutôt que de confier systématiquement chaque intervention à un garage. Attention toutefois à ne pas improviser sur les éléments de sécurité : certaines réparations doivent impérativement être contrôlées par un professionnel compétent.
Pendant les trajets, nous cherchions également à limiter les dépenses d’hébergement et de transport. Partager un logement entre plusieurs équipages peut être intéressant, tout comme préparer une partie de ses repas plutôt que de manger systématiquement au restaurant. Pour les itinéraires, comparez le coût des péages, du carburant et du temps de trajet avant de privilégier les routes secondaires. Enfin, gardez toujours une réserve financière : une panne mécanique peut rapidement faire disparaître les économies réalisées pendant plusieurs mois.


Le sponsoring constitue l’un des aspects les plus importants de la préparation. Avec un budget de plusieurs milliers d’euros par voiture, il est difficile de financer l’intégralité du projet uniquement avec ses économies. Nous avons donc consacré beaucoup de temps à démarcher des entreprises, des commerçants et des partenaires susceptibles de nous accompagner.
Mon premier conseil est de commencer par votre entourage et les entreprises situées près de chez vous. Les commerces de proximité sont parfois négligés, alors qu’ils peuvent être sensibles à un projet étudiant, sportif et solidaire. À l’époque, j’avais personnellement réussi à récolter plus de 1 500 € grâce à mes démarches locales, notamment auprès d’une boutique de réparation de téléphones, d’un expert-comptable et d’une assurance. Cette expérience m’a appris qu’il ne fallait pas attendre que les entreprises viennent à nous : il fallait prendre contact, présenter notre projet et expliquer concrètement ce qu’un partenariat pouvait leur apporter.
Pour les entreprises plus importantes, il est intéressant de cibler des secteurs cohérents avec l’univers du raid : automobile, voyage, équipement, divertissement ou services destinés aux étudiants. Un sponsor ne finance pas seulement une aventure par générosité ; il peut également rechercher de la visibilité et une association positive avec les valeurs du projet. Préparez donc un dossier clair, avec votre équipage, votre budget, vos objectifs, vos supports de communication et les contreparties proposées.
Une campagne de financement participatif peut compléter les partenariats commerciaux. Elle permet de solliciter votre entourage, vos proches et les personnes intéressées par votre aventure. Les réseaux sociaux jouent également un rôle important : publier régulièrement des photographies de la préparation, des réparations et des étapes du projet permet de montrer que votre équipage est actif et sérieux.
Pendant notre voyage, la photographie et la vidéo ont été de véritables outils pour raconter ce que nous vivions. Avec le recul, je mesure encore davantage l’intérêt de documenter un projet dès ses premières étapes. Les images créent des souvenirs, mais elles permettent aussi de valoriser le travail des partenaires et de donner une visibilité concrète à leur soutien. Si vous préparez une aventure similaire, vous pouvez également consulter mon article consacré aux solutions pour financer ses projets photo et vidéo.


Après sept mois de préparation, nous arrivons enfin à Biarritz, point de départ de notre aventure. C’est un moment particulièrement stressant : avant de prendre la route, chaque voiture doit passer les vérifications prévues par l’organisation. Après autant d’heures de travail, l’idée qu’un problème technique puisse compromettre notre participation était difficile à envisager. Heureusement, nos trois Renault 4L passent les contrôles sans difficulté et nous obtenons le feu vert pour partir.
Je recommande néanmoins de prévoir une marge de temps avant le départ, afin de pouvoir corriger un éventuel problème détecté lors des vérifications. Une voiture qui fonctionne correctement sur quelques kilomètres n’est pas nécessairement prête à traverser l’Espagne puis à rouler sur les pistes marocaines. Une fois les formalités terminées, l’ambiance change complètement : la préparation laisse place à l’excitation du voyage et nous réalisons enfin que notre projet devient réalité.

Après le départ de Biarritz, nous prenons la direction de l’Espagne. Les kilomètres s’enchaînent rapidement et les paysages défilent derrière le pare-brise de nos Renault 4L. Contrairement à un voyage classique, nous avançons à un rythme relativement lent, ce qui nous laisse le temps d’observer les régions traversées. La route devient déjà une aventure à part entière, entre les arrêts techniques, les pauses et les rencontres avec les autres équipages.
Je conseille de prévoir une halte à mi-parcours pour éviter d’accumuler trop de fatigue. Avec notre équipe, nous nous étions arrêtés à Salamanque, où nous avions pu découvrir un peu de la culture locale. Une étape bienvenue avant de reprendre la route vers le sud de l’Espagne. Au troisième jour, nous arrivons à Algésiras, où se trouve notre premier bivouac. Le lendemain, le réveil est particulièrement matinal, aux alentours de trois heures du matin, pour rejoindre le ferry à destination du Maroc. Après plusieurs journées de conduite, le trajet en bateau représente enfin une occasion de se reposer un peu.
Après la traversée en ferry, nous découvrons enfin le Maroc. Mais pas question de nous installer tranquillement : une longue étape nous attend pour rejoindre Boulajoul, avec environ 500 kilomètres à parcourir. Les conditions de circulation sont différentes de celles auxquelles nous sommes habitués en France et demandent une attention particulière. Il faut rester vigilant, adapter sa vitesse et anticiper les comportements des autres usagers.
Notre première nuit au Maroc reste l’un de mes souvenirs les plus marquants. Nous découvrons les températures très basses des hauts plateaux, bien loin de l’image d’un pays où il ferait toujours chaud. Le réveil est glacial et nous comprenons immédiatement l’importance d’avoir un équipement de bivouac adapté. Mon conseil : prévoyez un sac de couchage conçu pour les températures froides, en vérifiant sa température de confort réelle, et pas uniquement la valeur commerciale la plus basse indiquée sur l’étiquette. Les nuits peuvent être particulièrement fraîches dans les régions montagneuses, même lorsque les journées sont ensoleillées.
Cette étape a également été l’occasion de réaliser certaines de mes premières photographies de paysages marocains. Les reliefs, la lumière du matin et les immensités minérales offraient des compositions totalement différentes de ce que j’avais l’habitude de photographier. L’une des images prises à Boulajoul est d’ailleurs devenue un tirage d’art intitulé Intime Paysage, une manière de prolonger cette aventure plusieurs années après notre retour.

Nous poursuivons ensuite notre itinéraire en direction du désert de Merzouga, où nous attendent deux étapes particulièrement exigeantes : une étape de sable et une étape de roche. C’est probablement à ce moment-là que le 4L Trophy prend toute sa dimension. Les routes asphaltées laissent place aux pistes, la navigation devient plus importante et chaque erreur peut coûter du temps, de l’énergie ou endommager le véhicule.
La première règle consiste à ne pas confondre raid d’orientation et course de vitesse. Il faut rouler prudemment, observer le terrain et suivre attentivement les indications du roadbook et de la boussole. Un conseil que je donnerais aux futurs participants : ne suivez pas aveuglément les autres équipages. Ce n’est pas parce que plusieurs voitures partent dans une direction qu’elles suivent nécessairement le bon itinéraire. Nous avons vite compris qu’il valait mieux faire confiance à notre propre navigation et prendre le temps de vérifier notre position.
Les pistes marocaines demandent également une grande attention mécanique. Les chocs répétés, les pierres et les passages difficiles peuvent fragiliser les éléments du véhicule. Une conduite trop rapide peut transformer une petite erreur en panne sérieuse. Au-delà de la difficulté, ces étapes offrent des paysages exceptionnels, entre dunes, reliefs désertiques et immenses espaces ouverts. Pour un photographe, c’est un environnement fascinant, notamment lorsque la lumière rasante révèle les textures du sable et les formes du paysage.


Avant de rejoindre Marrakech, notre itinéraire passe par une étape en autonomie dans le secteur de Tazarine. Cette partie du raid demande davantage d’organisation, puisque les équipages doivent gérer leur progression et leur installation dans le cadre des consignes de l’organisation. Je recommande de préparer soigneusement cette étape, de conserver suffisamment d’eau et de nourriture et de rester en contact avec les autres participants lorsque cela est possible et autorisé.
Pour les bivouacs, il est préférable de privilégier des emplacements adaptés et de respecter les règles de sécurité communiquées par l’organisation. Une bonne préparation permet de profiter pleinement de l’expérience sans prendre de risques inutiles. Ces moments passés loin des grandes villes, dans des paysages que nous ne connaissions pas, ont largement contribué au caractère unique de notre voyage.
Après plusieurs milliers de kilomètres, les étapes de navigation et les journées passées sur les pistes, nous arrivons enfin à Marrakech. C’est un sentiment difficile à décrire : à la fois la satisfaction d’avoir terminé le raid, la fatigue accumulée et la prise de conscience de tout ce que nous venons de vivre. Sept mois plus tôt, nous étions encore en train de démonter et réparer nos Renault 4L. Nous venions désormais de traverser plusieurs pays et de découvrir une partie du Maroc au volant de ces voitures mythiques.
Marrakech marque la fin de notre aventure sur les pistes, mais aussi l’occasion de profiter d’une autre facette du Maroc. Après les bivouacs et les longues journées de conduite, retrouver une grande ville, ses restaurants et son animation constitue un contraste saisissant. Avec le recul, ce voyage m’a surtout appris à apprécier les imprévus, à faire confiance à une équipe et à découvrir un pays autrement qu’à travers un itinéraire touristique classique. Si le Maroc vous attire, vous pouvez également consulter mon guide pour organiser deux semaines de road trip au Maroc, pour découvrir d’autres idées de destinations.

Le 4L Trophy repose sur un principe d’orientation et de régularité, et non sur la vitesse pure. Lors de notre édition, l’objectif des étapes de navigation était notamment de parcourir la distance la plus adaptée à l’itinéraire imposé, en utilisant le roadbook, la boussole et les cartes. Les équipages devaient respecter les consignes de sécurité, les points de passage et les règles techniques définies par l’organisation.
Le règlement peut évoluer d’une édition à l’autre. Il est donc indispensable de consulter les documents officiels avant de préparer son véhicule ou de choisir son équipement de navigation. Une chose ne change pas : mieux vaut prendre quelques minutes pour vérifier son itinéraire que perdre beaucoup de temps à suivre une mauvaise piste. Le 4L Trophy récompense avant tout la préparation, l’entraide et la capacité à avancer intelligemment.

Au-delà de la mécanique et des paysages, le 4L Trophy possède une dimension solidaire importante. Lors de notre participation, les équipages contribuaient notamment à l’acheminement de fournitures scolaires et de matériel destiné aux enfants marocains, en partenariat avec l’association Enfants du Désert. Pour ISC Motors et notre équipage, cet engagement donnait un sens supplémentaire à notre aventure.
Participer à une initiative collective de cette ampleur était particulièrement marquant. Le raid réunissait des étudiants venus d’horizons différents, tous engagés dans une aventure qui dépassait la simple traversée du désert. Cette dimension humaine, faite d’entraide entre équipages, de rencontres et de solidarité, fait partie des souvenirs que je conserve le plus précieusement. Je recommande néanmoins aux futurs participants de se renseigner sur les besoins réels des associations partenaires et de suivre leurs consignes concernant les dons : l’objectif est d’apporter une aide utile, adaptée et organisée.

S’il y a une chose dont je suis particulièrement fier, c’est d’avoir pu documenter cette aventure en photographie et en vidéo. Pendant trois semaines, j’ai photographié les routes, les paysages, les voitures, les bivouacs et les moments partagés avec les autres participants. Je cherchais déjà à raconter une histoire à travers mes images, même si je ne mesurais pas encore la place que la photographie allait prendre dans ma vie professionnelle.
Le Maroc m’a offert une incroyable diversité de sujets : les reliefs de l’Atlas, les lumières du désert, les silhouettes des Renault 4L dans les paysages et les scènes spontanées de notre quotidien. Avec le recul, je réalise que ce voyage m’a appris à observer davantage, à anticiper les moments et à m’adapter aux conditions de lumière. Il m’a aussi montré l’importance de photographier les détails et les personnes, pas uniquement les grands paysages. C’est une approche que je continue de développer dans mes projets personnels de voyage et de photographie documentaire.
À notre retour, j’ai consacré beaucoup de temps au tri des photographies et au montage de notre film. Quelques jours plus tard, le confinement commençait en France, et ces images sont devenues une façon de revivre cette aventure alors que les déplacements étaient devenus impossibles. Le résultat : un reportage vidéo d’environ 20 minutes, retraçant notre préparation, la traversée de l’Espagne et les différentes étapes du raid au Maroc. Installez-vous confortablement, préparez un thé à la menthe et embarquez avec nous pour découvrir cette aventure de l’intérieur.
Avec le recul, plusieurs éléments me semblent essentiels pour réussir cette aventure. Commencez la préparation suffisamment tôt, idéalement plusieurs mois avant le départ, afin de ne pas subir les réparations et la recherche de sponsors dans l’urgence. Choisissez soigneusement votre copilote et apprenez à connaître votre Renault 4L avant de prendre la route. Préparez un budget réaliste, avec une réserve pour les imprévus, et ne faites jamais d’économies au détriment de la sécurité mécanique.
Pensez également à votre équipement personnel : vêtements chauds pour les nuits en altitude, protections contre le soleil, eau, matériel de bivouac et accessoires indispensables pour les longues journées de conduite. Enfin, je recommande vraiment de documenter votre aventure, même avec un équipement photographique simple. Les images et les vidéos deviennent rapidement les souvenirs les plus précieux d’un voyage comme celui-ci. Pour ceux qui souhaitent progresser avant de partir, j’ai également partagé mes conseils pour débuter en photographie, notamment pour apprendre à travailler la lumière et les compositions.

Le 4L Trophy 2020 restera l’une de mes plus belles expériences de voyage. Au-delà des 6 000 kilomètres parcourus, je retiens surtout les sept mois de préparation, les moments partagés avec mes amis, les difficultés mécaniques, les paysages marocains et les rencontres qui ont rythmé notre parcours. Ce raid m’a appris à être patient, à improviser lorsque les choses ne se passent pas comme prévu et à apprécier une aventure collective dans toute sa complexité.
Mais il a également joué un rôle important dans mon parcours personnel. En photographiant et en filmant ce voyage, j’ai découvert à quel point les images pouvaient prolonger une expérience et raconter une histoire bien après son déroulement. Quelques années plus tard, cette envie de documenter le réel continue de guider mon travail de photographe et réalisateur. Certaines photographies de cette aventure sont même devenues des œuvres disponibles dans ma boutique de tirages d’art. Finalement, le 4L Trophy n’a pas seulement été un raid automobile au Maroc : il a aussi été l’un des points de départ de mon histoire avec la photographie.


Lors de notre participation en 2020, nous estimions le coût global entre 8 000 et 10 000 € par Renault 4L, en incluant le véhicule, sa préparation, l’inscription et les dépenses de voyage. Ce montant est un retour d’expérience historique et non un tarif actuel. Pour une prochaine édition, il faut établir un budget à partir des frais officiels et du coût réel de votre véhicule.
Lors de notre édition en 2020, le parcours représentait environ 6 000 kilomètres entre la France, l’Espagne et le Maroc. La distance exacte dépend du programme de l’édition, de l’itinéraire suivi et des éventuels détours.
Non, mais disposer de connaissances de base en mécanique est un véritable avantage. Savoir vérifier les niveaux, identifier certains problèmes et effectuer de petites interventions peut être très utile. Les réparations touchant à la sécurité doivent cependant être réalisées ou vérifiées par des personnes compétentes.
Je recommande de commencer par les commerces de proximité, les entreprises locales et le réseau de votre école. Un dossier de sponsoring clair, présentant le projet, son budget, sa dimension solidaire et les contreparties proposées, facilite les démarches. Les réseaux sociaux et le financement participatif peuvent également compléter les partenariats.
Lors de notre édition, nous sommes notamment passés par Biarritz, Salamanque, Algésiras, Boulajoul, Merzouga, Tazarine et Marrakech. Le parcours officiel peut changer selon les années.
Il faut prévoir des vêtements adaptés aux écarts de température, un sac de couchage suffisamment chaud, des réserves d’eau, une protection solaire, du matériel de bivouac et les équipements mécaniques demandés par l’organisation. La liste exacte doit être vérifiée dans les consignes officielles de l’édition.