30.10.2026
Un lustre sculptural recouvert de fourrure, du mobilier brésilien historique, des céramiques aux formes organiques et une galerie venue de Dubaï pour sa première participation à Design Miami.Paris. Le 19 octobre 2026, j’ai eu l’occasion de photographier le stand de The A/P Room, au cœur de l’Hôtel de Maisons, dans le 7e arrondissement de Paris. Une commande photographique particulièrement intéressante, à la rencontre du design de collection, de l’architecture intérieure et de l’art contemporain.
À quelques heures de l’ouverture du salon, je découvre un espace d’environ 30 m² où les œuvres ne sont pas simplement juxtaposées. Elles dialoguent entre elles, à travers leurs matières, leurs volumes, leurs textures et leurs histoires. D’un côté, les lignes du design moderniste brésilien ; de l’autre, les créations plus expérimentales de Rogan Gregory et de Zein Daouk. L’ensemble compose une scénographie singulière, presque comme une pièce à vivre imaginée autour d’objets de collection.
Pour cette mission, la galerie A/P Room m’a confié la réalisation d’un reportage photographique destiné à sa communication, à ses collectionneurs et à la presse. Pendant six heures, j’ai photographié la scénographie, le mobilier, les œuvres, leurs détails et les relations qui se dessinaient entre les différentes pièces. Mon objectif : produire des photographies fidèles à l’univers de la galerie, capables de restituer autant les objets que l’atmosphère de leur présentation.
Ce reportage s’inscrit dans la continuité de mon travail de photographe d’architecture, d’intérieurs et de design. Mais cette collaboration possédait une dimension supplémentaire : accompagner la première participation parisienne d’une galerie internationale et créer des images qui seraient ensuite diffusées dans plusieurs médias consacrés au design.
Du 20 au 25 octobre 2026, Design Miami.Paris a réuni galeries, designers, collectionneurs et professionnels autour du mobilier historique et du design contemporain. Pour sa quatrième édition parisienne, le salon investissait une nouvelle fois l’Hôtel de Maisons, situé au 51 rue de l’Université, dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés.
L’événement se distingue par une approche du design où le mobilier dépasse sa seule dimension fonctionnelle. Les objets présentés sont également considérés pour leur qualité artistique, leur rareté, leurs matériaux et leur place dans l’histoire de la création. Pièces historiques, sculptures, luminaires et objets de collection se rencontrent au sein de scénographies imaginées par les galeries.
L’Hôtel de Maisons apporte une dimension particulière à cette présentation. Ses salons historiques, ses moulures et ses volumes architecturaux créent un dialogue entre le patrimoine parisien et les œuvres exposées. Contrairement à un espace d’exposition entièrement neutre, les pièces du bâtiment possèdent déjà leur propre identité. Pour un photographe, l’enjeu consiste à restituer la scénographie sans perdre la relation entre les objets et l’architecture qui les accueille.
J’avais déjà abordé cette manière de photographier le design de collection lors du PAD Paris 2026, notamment pour la galerie Aurélien Serre, au Jardin des Tuileries. Dans ces deux événements, mon approche repose sur une même intention : observer comment les œuvres s’inscrivent dans l’espace, puis construire une série de photographies qui alterne vues générales, compositions et détails.
Pour Design Miami.Paris, ma commande concernait spécifiquement The A/P Room, et non la couverture photographique de l’ensemble du salon. C’est donc sur l’identité de cette galerie, sa sélection d’œuvres et la présentation imaginée pour Paris que j’ai concentré mon regard.
Fondée par Christelle Bassila, en partenariat avec le collectionneur et mécène Elie Khouri, The A/P Room est une galerie de design de collection installée dans le quartier d’Alserkal Avenue, à Dubaï. Son approche consiste à réunir des œuvres issues de différentes époques et cultures, en privilégiant les relations entre les matières, les formes et les démarches artistiques.
Sa participation à Design Miami.Paris 2026 représentait une étape importante dans son développement international. The A/P Room est devenue la première galerie de design de collection fondée aux Émirats arabes unis à participer à cette édition parisienne du salon.
Pour sa présentation dans la salle 11 de l’Hôtel de Maisons, la galerie avait imaginé un dialogue entre le design moderniste brésilien et plusieurs créations contemporaines. Les meubles de Joaquim Tenreiro, Abraham Palatnik, Branco e Preto et Móveis Cantu côtoyaient notamment les œuvres de l’artiste américain Rogan Gregory et de l’architecte et céramiste libanaise Zein Daouk.
Cette association constituait le cœur de la scénographie. Les matières naturelles et les lignes du mobilier historique rencontraient des objets beaucoup plus organiques, parfois proches de la sculpture. Bois, cannage, bronze, céramique et fibres dessinaient un ensemble qui cherchait davantage à créer des correspondances qu’à imposer une esthétique uniforme.
Ce qui m’a intéressé dans ce projet, c’est précisément cette volonté de créer une relation entre des œuvres très différentes. Photographier le stand ne consistait pas simplement à documenter une succession d’objets, mais à montrer la cohérence d’une sélection imaginée par la galerie.
Les prises de vue devaient permettre de comprendre l’espace dans son ensemble, puis de découvrir progressivement chaque création et les détails qui lui donnent son identité. Cette dimension narrative rejoint le travail que j’avais réalisé pour Objects With Narratives au PAD Paris 2026, où les œuvres étaient également présentées dans un environnement conçu comme un intérieur.
Pour découvrir l’univers de la galerie et ses artistes, vous pouvez consulter le site officiel de The A/P Room.
Difficile de découvrir la présentation de The A/P Room sans s’arrêter sur les créations de Rogan Gregory. Installé à Los Angeles, l’artiste développe un travail à la frontière du design, de la sculpture et de l’expérimentation autour des formes organiques.
Pour Design Miami.Paris 2026, la galerie présentait notamment Originform, un ensemble de luminaires sculpturaux inspirés de formes naturelles. Les œuvres associent des matériaux inhabituels, parmi lesquels le bronze, le gypse, la céramique et des fibres comme le crin ou la fourrure de chèvre.
Au centre de cette sélection, un imposant lustre habillé de longues fibres claires attirait particulièrement le regard. L’objet évoquait davantage une créature ou une sculpture vivante qu’un luminaire traditionnel. La lumière traversait partiellement la matière et modifiait la perception de ses volumes, donnant à l’œuvre une présence très particulière dans la pièce.
Photographier une création de ce type demande de travailler simultanément la forme, la matière et la lumière. Les fibres possèdent une texture précise qu’il faut parvenir à restituer, tandis que l’éclairage intégré à l’œuvre participe directement à son identité. Un cadrage trop large risque de faire disparaître les détails ; une photographie trop rapprochée peut au contraire faire perdre la perception de l’objet dans son ensemble.
J’ai donc cherché à construire des images complémentaires, en montrant la présence du luminaire dans la scénographie et les caractéristiques de ses matériaux. La lumière devait accompagner la lecture de l’œuvre sans effacer les nuances des matières ni transformer artificiellement son apparence.
Les autres créations de Rogan Gregory prolongeaient ce rapport entre objet fonctionnel et sculpture. Luminaires sur pied, appliques et pièces aux formes biomorphiques composaient un univers où les références au monde vivant étaient particulièrement présentes.
Ce type de travail rappelle pourquoi la photographie de design exige une attention particulière aux textures. Un objet peut posséder une silhouette immédiatement reconnaissable, mais une grande partie de son caractère réside dans ses finitions, ses matériaux et la manière dont ils réagissent à la lumière.
Face aux créations contemporaines, le design moderniste brésilien occupait une place essentielle dans la présentation de The A/P Room. La galerie réunissait notamment des œuvres de Joaquim Tenreiro, figure majeure du mobilier brésilien du XXe siècle, ainsi que des créations associées à Abraham Palatnik, Branco e Preto et Móveis Cantu.
Le travail de Joaquim Tenreiro se distingue particulièrement par la relation entre structure, légèreté et matériaux. Le bois occupe une place centrale dans ses créations, souvent associé à des formes qui donnent une impression de finesse malgré la présence physique du mobilier. Cette recherche d’équilibre entre construction et élégance constitue un sujet particulièrement intéressant pour la photographie.
À Design Miami.Paris, la sélection comprenait notamment des fauteuils, des assises, des tables et d’autres pièces de mobilier historique. Les structures en bois, les assises cannées et les jeux de transparence apportaient une présence très différente de celle des luminaires sculpturaux de Rogan Gregory.
Mon approche photographique consistait à préserver cette différence tout en montrant le dialogue entre les œuvres. Pour certaines pièces, les lignes et les proportions deviennent les éléments essentiels du cadrage. Pour d’autres, ce sont davantage les matériaux, les assemblages et les détails qui méritent d’être photographiés.
Une vue d’ensemble permet de comprendre comment les meubles sont disposés au sein du stand. Les photographies plus rapprochées révèlent ensuite la qualité des finitions, les courbes et le travail de la matière. L’intérêt de cette alternance est de permettre au spectateur de découvrir l’objet dans son environnement avant d’en observer les particularités.
Le mobilier de collection demande également une certaine fidélité photographique. Il est important de conserver des proportions cohérentes, d’éviter les déformations excessives et de représenter correctement les teintes des matériaux. Ces précautions sont particulièrement importantes lorsque les images sont destinées à une galerie, à des collectionneurs ou à une publication spécialisée.
Cette attention au cadrage est également au cœur de mon article consacré à la composition et au cadrage en photographie d’architecture, où j’explique comment les lignes, les perspectives et les différents plans permettent de construire une image fidèle à un espace.
La présentation de The A/P Room accordait également une place aux créations de Zein Daouk, architecte et céramiste libanaise dont le travail explore les formes naturelles, les textures et les possibilités expressives de la matière.
Ses objets s’inspirent notamment du monde végétal et des champignons, avec des silhouettes qui évoquent des organismes vivants. Certaines pièces associent des surfaces lisses à des effets de glaçure beaucoup plus texturés, tandis que les variations de formes rappellent des éléments trouvés dans la nature.
À Design Miami.Paris, la galerie présentait notamment des luminaires, des objets sculpturaux et des créations en céramique ou en bronze. Les contrastes entre les surfaces, les couleurs et les volumes apportaient une nouvelle dimension à la scénographie.
Ce qui m’intéresse particulièrement dans la photographie de ces objets, c’est la manière dont la lumière peut révéler leur matière. Une surface brillante ne se photographie pas comme une finition mate. Les reflets peuvent renforcer une forme, mais aussi masquer une texture ou détourner l’attention du sujet. Il faut donc observer les objets, comprendre les surfaces et adapter progressivement son éclairage.
Dans le cadre de ce reportage, l’enjeu était de conserver l’identité des œuvres tout en les intégrant à la narration générale du stand. Les photographies de détails permettaient de compléter les compositions plus larges et de montrer les caractéristiques de pièces que l’on ne perçoit pas nécessairement immédiatement en entrant dans la salle.
D’autres créations étaient également présentes dans la sélection de la galerie, notamment des œuvres de Jonathan Trayte, Diego Giacometti et Josef Albers. Leur présence renforçait la diversité des références artistiques et des périodes réunies par The A/P Room, sans modifier l’intention générale de la présentation : construire un dialogue entre les générations, les cultures et les pratiques du design.
Le lundi 19 octobre 2026, j’ai rejoint l’Hôtel de Maisons pour réaliser le reportage de The A/P Room. La prise de vue s’est déroulée entre 9 h 30 et 15 h 30, soit environ six heures consacrées à la scénographie et aux œuvres présentées.
Le stand était installé dans la salle 11, sur une surface d’environ 30 m². Cet espace relativement contenu concentrait un grand nombre d’objets aux formes, aux dimensions et aux matériaux très différents. Pour la photographie, il fallait donc réfléchir à la manière de représenter l’ensemble sans perdre la lisibilité des œuvres.
La mission avait plusieurs objectifs complémentaires : réaliser des vues générales permettant de comprendre la scénographie, photographier les pièces principales, mettre en valeur leurs matières et constituer une banque d’images destinée à la communication de la galerie.
J’ai également réalisé un portrait de Christelle Bassila, fondatrice de The A/P Room, afin d’accompagner les contenus présentant la galerie et sa participation au salon.
Cette variété de sujets explique pourquoi le reportage ne pouvait pas se limiter à quelques vues générales. Chaque photographie devait répondre à un usage précis, tout en appartenant à une série cohérente. Une image destinée à présenter l’ensemble du stand n’a pas nécessairement le même cadrage qu’une photographie destinée à illustrer un article consacré à un designer ou à une œuvre particulière.
Pour ce reportage, j’ai travaillé avec un équipement comprenant notamment un flash et un trépied, afin de conserver une maîtrise précise des cadrages et de la lumière.
La présence de luminaires intégrés aux œuvres rendait le travail particulièrement intéressant. Certaines pièces produisaient leur propre éclairage, tandis que d’autres nécessitaient de révéler plus discrètement les textures et les formes. Il fallait conserver l’atmosphère de la scénographie tout en proposant des images suffisamment lisibles pour être utilisées sur différents supports.
Le trépied permettait notamment de stabiliser les compositions et de travailler avec précision les perspectives. Le flash pouvait compléter la lumière existante lorsque cela était nécessaire, en veillant à ne pas écraser les volumes ni à modifier excessivement l’apparence des objets.
Au-delà de la technique, le principal enjeu consistait à construire des photographies qui laissent de l’espace aux œuvres. Je privilégie généralement les cadrages sobres, avec une attention particulière portée aux lignes, aux matières et à l’équilibre entre les différents éléments de l’image.
Cette approche s’inscrit dans la continuité de mes reportages d’architecture et d’intérieurs. Photographier une galerie ou un stand de design suppose de comprendre la scénographie avant de chercher à en isoler les éléments. Il faut observer les relations entre les objets, identifier les axes de composition et choisir les points de vue qui permettent de restituer l’intention de présentation.
À l’approche de l’ouverture d’un salon international, les besoins de communication sont particulièrement importants. Les galeries doivent pouvoir présenter leur sélection, communiquer sur leur participation et transmettre des visuels aux journalistes, aux partenaires et aux collectionneurs.
Pour The A/P Room, le reportage a donné lieu à près d’une centaine de photographies sélectionnées et retouchées, livrées dans un délai de 48 heures. Cette rapidité de livraison faisait partie des enjeux de la mission, afin de permettre à la galerie de disposer de ses images pendant la période de l’événement.
La postproduction ne consistait pas uniquement à harmoniser les couleurs. Il fallait également conserver une représentation fidèle des objets, veiller à la cohérence des différentes vues et préparer des images adaptées à leurs usages de communication.
Une série de ce type doit fonctionner aussi bien à travers une publication sur les réseaux sociaux que dans un article de presse ou un dossier destiné à des collectionneurs. Cela demande de varier les cadrages et d’anticiper les besoins dès la prise de vue.
Pour moi, un reportage photographique professionnel ne se termine pas au moment du déclenchement. La sélection, le traitement et la livraison participent pleinement à la qualité du résultat, particulièrement lorsqu’il s’agit d’accompagner un événement dont la durée est limitée.
L’un des prolongements les plus intéressants de cette collaboration a été la diffusion des images dans plusieurs publications consacrées à l’art, au design et à l’architecture intérieure. À l’issue du salon, mes photographies réalisées pour The A/P Room ont notamment été publiées dans Marie Claire Maison Arabia et Monocle, avec un crédit photographique à mon nom. Ces reprises illustrent l’importance d’une banque d’images professionnelle pour une galerie participant à un événement international. Dans son article consacré à huit présentations remarquées à Design Miami.Paris 2026, Marie Claire Maison Arabia s’intéresse notamment aux luminaires sculpturaux de Rogan Gregory et au dialogue entre ses créations contemporaines et le design moderniste brésilien. Plusieurs photographies de mon reportage illustrent cette sélection. Le magazine Monocle a également présenté The A/P Room dans son retour sur le salon parisien, avec une photographie créditée « Jean-Baptiste Nore / Courtesy of The A/P Room ».
D’autres médias ont consacré des articles à la première participation de la galerie, notamment KHAMSA et This Is Yung MEA, en présentant sa sélection d’œuvres et sa place dans le développement international du design de collection. Cette visibilité représente une dimension importante de la mission photographique. Les images ne servent pas seulement à conserver une trace de l’exposition : elles contribuent à présenter le travail de la galerie au-delà de l’événement lui-même. Une photographie de design destinée à la presse doit être esthétique, mais également précise et exploitable. Le cadrage doit permettre d’identifier les œuvres, les couleurs doivent rester cohérentes et l’ensemble doit traduire l’atmosphère imaginée par la galerie.
Voir mes photographies accompagner ces publications constitue ainsi un prolongement naturel du travail réalisé sur place, avec une diffusion qui dépasse le seul contexte parisien.
Photographier un salon de design ne consiste pas simplement à réaliser de belles images d’objets. Chaque pièce possède une histoire, un auteur, des caractéristiques matérielles et une relation avec l’espace dans lequel elle est présentée. Dans le cas de The A/P Room, l’enjeu était encore plus intéressant puisque la scénographie cherchait à faire dialoguer plusieurs périodes et cultures. Le mobilier brésilien historique et les œuvres contemporaines de Rogan Gregory ou de Zein Daouk pouvaient être photographiés indépendamment, mais leur présence commune donnait tout son sens à l’installation.
Mon travail consistait donc à alterner deux approches : documenter fidèlement les pièces présentées et raconter l’ensemble de la scénographie. La première demande de la précision. Les proportions d’un fauteuil, le galbe d’un luminaire ou la texture d’une céramique doivent être respectés. La seconde demande une lecture plus globale de l’espace. Il faut identifier les relations entre les formes, les lignes et les matériaux pour construire une image qui donne envie de découvrir l’ensemble.
Cette démarche rejoint celle que j’ai développée pour plusieurs galeries présentes au PAD Paris, notamment Maison Intègre, dont le travail autour du bronze et des savoir-faire m’avait amené à photographier les matières avec une attention particulière. Elle concerne également les architectes et les architectes d’intérieur. Dans ces disciplines, une image doit être suffisamment précise pour représenter le projet, mais également posséder une véritable qualité de composition. Il ne suffit pas de montrer un espace : il faut comprendre ce qui le rend singulier.
L’année 2026 m’a permis de poursuivre plusieurs collaborations dans le domaine du design et de l’architecture intérieure. Au PAD Paris, j’avais notamment photographié les présentations de différentes galeries, avec une attention portée au mobilier de collection, aux matériaux et aux scénographies. Quelques mois plus tard, cette commande pour The A/P Room à Design Miami.Paris s’inscrivait naturellement dans cette continuité.
Ces deux salons possèdent leurs particularités, mais ils partagent une même exigence : présenter des objets singuliers dans un environnement pensé pour les valoriser. Pour un photographe, ils constituent un terrain particulièrement intéressant, où l’approche de la photographie d’architecture rejoint celle de l’objet, de l’art et du reportage événementiel. Ce qui me passionne dans ces missions, c’est la possibilité de découvrir des univers créatifs différents tout en conservant une méthode photographique commune. Observer les espaces, comprendre les intentions, travailler les perspectives et révéler les matériaux sont autant d’étapes qui permettent de construire une série cohérente.
La collaboration avec Lygie Duvivier et Christelle Bassila, pour The A/P Room, illustre également l’importance de l’échange avec le client. Comprendre les pièces à valoriser, les priorités de communication et les usages attendus des images permet d’adapter les prises de vue à des besoins concrets. Au-delà du salon, ce type de reportage trouve également sa place dans les projets de galeries, de designers, d’architectes, de maisons de collection et d’établissements qui souhaitent présenter leur univers avec exigence.
Je réalise des reportages photographiques pour les galeries, les designers, les architectes, les maisons et les marques, à Paris, partout en France et à l’international. Mon approche se concentre sur les espaces, les matières, les objets et les personnes qui participent à leur identité. Pour une galerie d’art ou de design, il peut s’agir de documenter une exposition, de photographier une sélection de mobilier, de réaliser des images de scénographie ou de constituer une banque photographique pour la presse et les supports de communication. Je privilégie une photographie à la fois précise et sensible, où la qualité technique reste au service du sujet. Les volumes doivent être respectés, les textures doivent rester lisibles et les compositions doivent permettre de comprendre les intentions des créateurs.
Le reportage réalisé pour The A/P Room à Design Miami.Paris 2026 reflète cette démarche : photographier les œuvres, mais aussi les relations qui les unissent dans un espace.
Vous pouvez découvrir d’autres exemples de mon travail dans la rubrique Architecture & Intérieurs et parcourir l’ensemble de mes projets photographiques. Pour préparer un reportage de galerie, une exposition, une scénographie ou une production dédiée au design, je vous invite également à me contacter.
Photographier Design Miami.Paris 2026 pour The A/P Room a été l’occasion de réunir plusieurs aspects de mon travail : l’architecture intérieure, les objets de collection, les matériaux et la lumière. Dans la salle 11 de l’Hôtel de Maisons, la galerie proposait une sélection singulière, entre mobilier moderniste brésilien et créations contemporaines. Les luminaires sculpturaux de Rogan Gregory, les céramiques de Zein Daouk et les pièces historiques de Joaquim Tenreiro composaient un dialogue particulièrement intéressant à traduire en images. Le défi consistait à respecter chaque œuvre tout en conservant la cohérence de l’ensemble.
Au-delà des six heures passées sur place, la publication de mes photographies dans plusieurs médias internationaux a donné une autre dimension à cette collaboration. Les images réalisées à Paris ont participé à la visibilité d’une galerie installée à Dubaï, illustrant la capacité d’un reportage photographique à accompagner un projet au-delà de sa durée d’exposition. Je remercie Christelle Bassila, Lygie Duvivier et toute l’équipe de The A/P Room pour leur confiance et pour cette collaboration autour d’un événement important dans l’univers du design de collection.
Ce reportage rappelle surtout ce qui m’intéresse dans la photographie : prendre le temps de comprendre un lieu, une œuvre ou un savoir-faire pour en révéler l’identité à travers les images.
Design Miami.Paris 2026 s’est tenu du 20 au 25 octobre 2026 à l’Hôtel de Maisons, au 51 rue de l’Université, dans le 7e arrondissement de Paris. Cette quatrième édition parisienne réunissait des galeries internationales spécialisées dans le design historique et contemporain de collection.
J’ai réalisé un reportage photographique pour The A/P Room, galerie de design de collection basée à Dubaï et fondée par Christelle Bassila en partenariat avec Elie Khouri. La galerie exposait dans la salle 11 de l’Hôtel de Maisons.
La sélection réunissait notamment du mobilier brésilien de Joaquim Tenreiro, Abraham Palatnik, Branco e Preto et Móveis Cantu, ainsi que les œuvres contemporaines de Rogan Gregory et Zein Daouk. D’autres créations, notamment de Jonathan Trayte, figuraient également dans la présentation.
La mission consistait à photographier la scénographie du stand, les pièces de mobilier, les œuvres, leurs matières et leurs détails. Les images étaient destinées à la communication de la galerie, aux réseaux sociaux, à la presse et aux présentations destinées aux collectionneurs.
Un reportage de design doit associer des vues générales pour présenter l’espace, des compositions pour montrer les relations entre les objets et des photographies de détails pour révéler les matériaux. La précision des perspectives, la gestion de la lumière et la fidélité des couleurs sont essentielles.
Oui. Des photographies réalisées pour The A/P Room à Design Miami.Paris 2026 ont notamment été reprises et créditées dans Marie Claire Maison Arabia et Monocle, dans des articles consacrés au salon et à la présentation de la galerie.
Pour organiser un reportage, il est important de préciser le lieu, la surface du stand, les œuvres principales, les usages envisagés et les délais de livraison. Je réalise ce type de mission pour les galeries, les designers, les architectes et les marques, à Paris et à l’international.