16.05.2025





Début avril, j’ai eu l’occasion de photographier les joueurs du Rugby Club de Suresnes au stade Jean Moulin. L’objectif de cette séance était de retranscrire à travers l’image la puissance du rugby, l’intensité du sport collectif et la cohésion de l’équipe, dans une lumière de fin de journée particulièrement adaptée à l’atmosphère recherchée.
Ce shooting m’a également permis d’explorer une approche plus créative de la photographie de sport, en travaillant aussi bien les portraits individuels que l’identité visuelle du club. Une manière de mettre la photographie au service d’un univers sportif tout en restant fidèle à l’approche que je développe dans l’ensemble de mon travail de photographe.
À peine les premières images publiées sur TikTok, vous étiez des milliers à réagir. Plus de 140 000 vues, des dizaines de commentaires… et une question récurrente : « Où sont les photos nettes ? ». Cette interaction directe m’a conforté dans une intuition : aujourd’hui, le public est prêt à recevoir des images qui racontent autrement. Des images qui provoquent, qui suggèrent, qui laissent place à l’émotion plutôt qu’au factuel. C’est exactement ce que j’essaie de transmettre dans mes séances photo, qu’elles soient sportives, personnelles ou événementielles.

Photographier du sport, c’est souvent chercher la netteté parfaite, le moment figé. J’ai pris le contre-pied. Le flou de mouvement, ici, devient un langage. Il traduit la vitesse, la tension, l’adrénaline. Il incarne aussi cette chose invisible qui relie les joueurs : la force du collectif. Chaque photo floue est une invitation à ressentir, plus qu’à voir. C’est ce genre de réflexion qui me guide dans mon cheminement artistique, tel que je le partage sur ma page À propos.

Face à la demande, j’ai aussi livré une deuxième série : des portraits nets. Loin du tumulte, ces images captent autre chose. Le regard, la concentration, parfois même le doute. La netteté révèle ici l’intime. Ce contraste entre les deux séries m’a permis d’illustrer la dualité du sport : l’explosion extérieure, et le calme intérieur. C’est ce double regard que je cultive dans mon approche de la photographie de reportage, comme lors de mon travail pour la Ville de Suresnes.

Ce projet m’a profondément marqué. Parce qu’il lie mes passions : le sport, l’humain, et la narration visuelle. Et parce qu’il montre, encore une fois, que la photographie peut dépasser la simple image. Elle devient trace, témoignage, émotion figée. Si ce type de regard vous parle, je vous invite à découvrir une sélection de mes tirages d’art sur ma boutique en ligne.

Photographier une équipe, c’est plus que capter des gestes techniques. C’est mettre en lumière ce qui les relie. Avec cette série, entre flou assumé et netteté posée, j’ai cherché à donner une âme aux images. Merci au club, aux joueurs, et à vous, spectateurs engagés dans ce dialogue visuel. Pour vos projets, vos idées ou simplement échanger, vous pouvez toujours me contacter ici.


Le flou de mouvement permet de traduire visuellement la vitesse, l’intensité et l’énergie d’une action. Plutôt que de figer systématiquement le sportif, il peut devenir un choix créatif pour donner davantage de dynamisme et d’émotion à l’image.
Pour obtenir un flou de mouvement, il faut généralement utiliser une vitesse d’obturation plus lente et l’adapter à la vitesse du sujet. Le mouvement de l’appareil, le déplacement du sportif et la technique du filé permettent ensuite d’obtenir différents effets tout en conservant certains éléments plus lisibles.
Non. Une vitesse rapide est particulièrement efficace pour figer une action, mais une vitesse plus lente permet d’explorer une approche différente. Dans cette série réalisée avec le Rugby Club de Suresnes, j’ai volontairement alterné images nettes et flous de mouvement pour raconter deux facettes différentes du sport.
Un portrait sportif ne repose pas uniquement sur la posture. Le regard, la lumière, l’environnement et l’attitude du sujet permettent de transmettre la concentration et la personnalité du sportif. Une série de portraits peut également être pensée pour conserver une identité visuelle cohérente à l’échelle de toute une équipe.
Il est possible d’alterner portraits individuels, photographies de groupe et images en mouvement. L’utilisation volontaire du flou, d’une lumière de fin de journée ou d’un cadrage plus créatif permet de dépasser la photographie sportive purement documentaire et de construire une identité visuelle propre au club.