

















Depuis trois ans, je reviens régulièrement dans le Golfe de Saint-Tropez. Saint-Tropez bien sûr, mais aussi Ramatuelle, Gassin, Grimaud, Port Grimaud, Cogolin, La Croix-Valmer ou encore Sainte-Maxime. Des lieux que j’ai d’abord découverts comme visiteur et qui, au fil des séjours et d’un lien familial qui s’y construit, me deviennent de plus en plus familiers. Je viens principalement en mars et en septembre, volontairement à distance de l’effervescence estivale. Le Golfe change alors de rythme. Les rues se vident, les villages retrouvent leur silence et il devient possible de prendre le temps de regarder.
Cette série s’inscrit dans mon travail photographique personnel autour du voyage, des territoires et de notre manière de les observer. Ici, je ne cherche pas à raconter le Saint-Tropez de la fête ou des plages bondées, mais un territoire plus calme, intime et silencieux.


Port Grimaud a été l’un des premiers déclics photographiques de cette série. J’y ai découvert un terrain de jeu construit autour de l’eau, de l’architecture et de la couleur. Hors saison, lorsque les quais retrouvent leur calme, les façades et les bateaux viennent se refléter dans une eau presque immobile. Les formes se déforment, les couleurs se mélangent et la frontière entre le réel et son reflet devient parfois difficile à distinguer.
C’est précisément ce que je recherche dans mes projets photographiques personnels : partir d’un lieu réel pour progressivement construire une interprétation plus personnelle. Une image qui ne documente pas seulement ce qui se trouve devant moi, mais aussi ce que j’y perçois.



En parcourant Saint-Tropez, Ramatuelle, Gassin ou Grimaud, mon regard s’est progressivement détaché des scènes de rue traditionnelles. Je photographie finalement assez peu les personnes. Je préfère laisser les villages parler par eux-mêmes. Une façade ocre traversée par une ombre. Un volet délavé. Une plante projetant sa silhouette contre un mur. Une ruelle coupée en deux par la lumière. Quelques détails suffisent parfois à raconter l’atmosphère d’un lieu.
La lumière méditerranéenne occupe donc une place centrale dans cette série. Souvent franche, elle découpe les architectures et crée des contrastes très marqués. Les ombres deviennent alors des sujets à part entière, tandis que les couleurs chaudes, les bleus, les verts et les matières racontent l’identité du territoire. Cette recherche autour de la lumière, de la composition et du détail traverse plus largement mon travail de photographe et réalisateur, qu’il s’agisse de projets personnels ou de commandes.





Le Golfe de Saint-Tropez possède une image immédiatement reconnaissable : l’été, les plages, les bateaux, les terrasses et l’effervescence. Pourtant, ce n’est pas cette facette que j’ai envie de photographier. Je préfère revenir lorsque le rythme ralentit.
En mars ou en septembre, je peux marcher dans les villages presque silencieux, observer une façade pendant plusieurs minutes ou attendre simplement que la lumière se place. Cette tranquillité me permet de m’approprier davantage les lieux et de construire des images plus contemplatives. Le soleil est toujours là, la Méditerranée aussi. Mais lorsque le bruit disparaît, l’attention se déplace vers des choses beaucoup plus simples : une couleur, une matière, une ombre ou le reflet d’un bateau sur l’eau.




Revenir régulièrement au même endroit change profondément la manière de le photographier. La première fois, on cherche naturellement ce que l’on ne connaît pas. Puis, séjour après séjour, le regard devient plus précis. Je peux repasser dans une rue déjà parcourue plusieurs fois et découvrir une composition que je n’avais jamais remarquée. Une façade change selon l’heure, une ombre n’existe que quelques minutes dans la journée, une lumière transforme complètement un endroit pourtant familier.
Mon rapport au Golfe dépasse d’ailleurs progressivement la photographie. J’y retrouve désormais ma famille, j’y ai mes habitudes et j’y ai même couru un marathon en mars 2025. Autant de petites expériences qui construisent une relation différente au territoire. C’est aussi cette approche que je raconte dans mon Journal : prendre le temps de parcourir un lieu, de l’observer et de comprendre comment une expérience peut progressivement nourrir une écriture photographique.

Contrairement à un voyage dont l’itinéraire possède un début et une fin, cette série n’a pas vocation à s’arrêter.
Elle évolue au rythme de mes retours dans le Golfe de Saint-Tropez. Chaque séjour peut apporter une nouvelle image, un nouveau village, une nouvelle lumière ou simplement une autre manière de regarder un endroit que je pensais déjà connaître.
Au fil des années se construit ainsi un portrait personnel du territoire : un Golfe de Saint-Tropez sage, poétique et intime, toujours baigné par la chaleur méditerranéenne mais volontairement éloigné du bruit auquel son image est souvent associée.
Une sélection de mes photographies personnelles est également disponible sous forme de tirages et éditions dans la boutique.

Cette série fait partie de mes recherches personnelles autour du voyage, des paysages et de l’identité des territoires. Des projets qui nourrissent directement mon regard et ma manière d’aborder mes commandes photographiques.
Vous représentez une destination, un territoire, un hôtel ou un acteur du tourisme et souhaitez construire un récit photographique autour d’un lieu ? Parlons de votre projet.



Vous recherchez un photographe pour documenter un restaurant, un hôtel, un lieu de réception ou un événement haut de gamme ?
Cette série photographique se construit depuis 2023 à travers différents lieux du Golfe de Saint-Tropez, notamment Saint-Tropez, Ramatuelle, Gassin, Grimaud, Port Grimaud, Cogolin, La Croix-Valmer et Sainte-Maxime. Elle continue de s’enrichir au fil de mes séjours dans la région.
Je me rends principalement dans le Golfe en mars et en septembre. Hors saison, les villages retrouvent un rythme plus calme et une atmosphère très différente de celle de l’été. Les rues moins fréquentées me permettent de prendre davantage le temps d’observer les architectures, les couleurs, les ombres et les détails qui composent le territoire.
Mon approche repose principalement sur la lumière naturelle, les ombres, les couleurs et les formes. Il ne s’agit pas véritablement de photographie de rue : les personnages sont peu présents et je préfère laisser l’architecture, les matières et la lumière raconter les lieux. Le résultat se situe entre photographie de voyage, photographie de territoire et approche documentaire.
Port Grimaud a été l’un des points de départ de cette recherche photographique. Hors saison, le calme du port permet notamment de travailler autour des reflets des façades et des bateaux dans l’eau. Ces jeux de couleurs, de formes et de symétries ont progressivement nourri l’identité visuelle de la série.
Non. Je photographie le Golfe de Saint-Tropez depuis plusieurs années et cette série est pensée comme un projet photographique au long cours. À chaque retour, de nouvelles images viennent compléter ce portrait personnel du territoire.
Oui. En parallèle de mes projets personnels, je réalise des reportages photographiques et des contenus visuels pour des destinations, hôtels, lieux et acteurs du tourisme. Mon approche consiste à construire une narration autour d’un territoire, de son atmosphère et de son identité. Vous pouvez me contacter pour échanger autour d’un projet ou découvrir plus largement mes projets photographiques.