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Tour de la Chartreuse

Quatre jours à pied, 70 kilomètres au cœur du massif

Projet > Personnel > Voyage & Destinations > Tour de la Chartreuse
2024

Contexte

Quatre jours, 70 kilomètres et près de 5 000 mètres de dénivelé positif : avec Jonathan et Paul, nous nous sommes lancés dans une traversée à pied du massif de la Chartreuse, entre l’Isère et la Savoie. Du Col de Porte à la Dent de Crolles, puis du Cirque de Saint-Même jusqu’au Charmant Som, cette aventure nous a conduits à travers les crêtes, alpages, forêts et reliefs calcaires caractéristiques de la Chartreuse. Quatre journées de marche avec tout ce qu’un trek peut réserver : des ascensions difficiles, des changements d’itinéraire, quelques imprévus et surtout une succession de paysages spectaculaires.

J’ai documenté cette aventure en photographie et en vidéo, avec l’envie de raconter autant le territoire que l’expérience vécue. Ce projet s’inscrit dans mon travail personnel autour du voyage, de l’aventure et des territoires, à la rencontre des paysages et de celles et ceux qui les traversent.

Projet par Jean-Baptiste Nore, Photographe et Réalisateur
Type de projet
Secteur
Voyage · Outdoor · Randonnée
Lieu
Massif de la Chartreuse, France
Année
2024
Mission
Récit d’aventure
Service
Photographie · Vidéo · Réalisation
.

Quatre jours à travers la Chartreuse

Le Tour de la Chartreuse a été pensé comme une aventure en itinérance. Chaque matin, nous reprenions la marche avec nos sacs et une nouvelle étape devant nous, sans réellement savoir ce que la journée allait nous réserver. La première journée nous mène du Col de Porte vers la Dent de Crolles, avec une entrée en matière immédiatement verticale. Le deuxième jour, l’itinéraire traverse le secteur de Bellefont et de l’Aulp du Seuil avant de rejoindre le spectaculaire Cirque de Saint-Même.

Le troisième jour devient l’étape la plus exigeante du voyage : 23 kilomètres et 1 635 mètres de dénivelé positif, une tentative vers le Grand Som, la fatigue qui s’accumule et plusieurs imprévus qui viennent modifier nos plans. Le quatrième et dernier jour nous conduit finalement vers le Charmant Som, à 1 739 mètres d’altitude, avant une dernière descente pour refermer la boucle.

Raconter un territoire en marchant

Parcourir un territoire à pied impose un rythme particulier. Les paysages ne défilent pas : ils se découvrent progressivement. Une forêt laisse place à un alpage, une montée dévoile une crête et quelques centaines de mètres de dénivelé peuvent complètement transformer le point de vue. La Chartreuse offre une diversité particulièrement intéressante à photographier. Falaises calcaires, forêts profondes, prairies d’altitude, chalets et sommets se succèdent sur quelques kilomètres seulement.

La photographie devient alors une manière de conserver la trace de cette progression. Je cherche autant les grands paysages que les détails plus discrets : une silhouette dans l’immensité du massif, une lumière traversant la forêt, un moment de pause ou simplement les traces laissées par plusieurs heures de marche. Une approche que je développe également dans mes autres projets personnels consacrés au voyage et aux territoires.

Entre photographie, film et carnet de route

J’ai choisi de documenter le Tour de la Chartreuse avec plusieurs écritures complémentaires. La photographie permet de figer les paysages et les instants rencontrés en chemin, tandis que la vidéo restitue davantage le mouvement, l’effort et la progression à travers le massif. La série vidéo adopte volontairement une forme hybride, entre images cinématographiques et carnet de route. Certaines séquences prennent le temps de montrer les paysages quand d’autres racontent plus directement les difficultés, les imprévus ou les moments plus légers vécus pendant ces quatre jours.

Le récit ne cherche donc pas à idéaliser l’aventure. La fatigue, les erreurs d’itinéraire, les jambes lourdes, les pauses et les changements de programme font autant partie du voyage que les panoramas rencontrés au sommet.

L’aventure comme terrain photographique

Ce projet résume une approche du voyage qui m’intéresse particulièrement : prendre le temps de parcourir un territoire pour mieux le photographier. Marcher oblige à observer davantage et permet d’accéder à des paysages que l’on ne découvre pas de la même manière depuis une route. Mais photographier en itinérance implique également de travailler avec des contraintes : le poids du matériel, la météo, la fatigue, l’autonomie ou simplement l’impossibilité de rester longtemps au même endroit.

Ces contraintes participent finalement à l’identité des images. Elles imposent une photographie plus spontanée, réalisée au rythme de l’aventure, dans laquelle le paysage, l’humain et l’expérience du voyage deviennent indissociables. Vous pouvez découvrir d’autres récits photographiques dans mes projets de voyage ou parcourir mon Journal pour retrouver mes articles consacrés aux destinations, à la photographie et à l’aventure.

Histoires en mouvement

La photographie capture un instant, la vidéo permet de prolonger l’histoire. À travers mes vidéos YouTube, je partage une autre facette de mon travail : voyages, photographie, coulisses et expériences sur le terrain.

Ces films sont une manière plus immersive de raconter les lieux que je traverse, de partager mon regard de photographe et de montrer ce qui se passe autour des images. Une invitation à découvrir mon univers autrement, en mouvement et en musique.

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