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L’objectif est double : constituer une banque d’images capable de raconter le savoir-faire de la distillerie et produire des contenus directement adaptés aux codes actuels des réseaux sociaux. Dès la prise de vue, photographie et vidéo sont donc pensées ensemble afin de pouvoir décliner le reportage sous plusieurs formes : une centaine de photographies, un Reel vertical de deux minutes et un carrousel composé de cinq séquences vidéo montées et étalonnées. Une approche qui s’inscrit naturellement dans mes reportages consacrés à l’artisanat et aux savoir-faire, où l’objectif n’est pas seulement de montrer un produit terminé, mais de comprendre les personnes, les matières et les gestes qui permettent de le créer.


Avant de commencer réellement le reportage, Brice et Estelle nous font découvrir la distillerie et leur manière de travailler. Cette première visite est importante : photographier un savoir-faire demande d’abord de comprendre ce que l’on regarde. Les matières premières, les bouteilles, les outils, les équipements et l’espace de travail constituent progressivement un vocabulaire visuel. L’objectif n’est pas de photographier tout ce qui se trouve dans la distillerie, mais d’identifier les éléments qui racontent réellement son identité.
Cette compréhension influence directement mes cadrages. Un détail qui pourrait sembler anodin prend davantage de sens lorsque l’on comprend son rôle dans la fabrication. La vidéo permet ensuite d’aller encore plus loin en montrant les gestes, les transformations et le mouvement des différentes étapes. C’est une approche que je retrouve dans d’autres environnements artisanaux, notamment lors de mon reportage au sein de la coutellerie Fontenille Pataud à Thiers. Le métier change complètement, mais la démarche reste similaire : observer avant de photographier pour comprendre quels gestes, matières et détails permettent réellement de raconter le savoir-faire.
La première séquence du reportage nous emmène à seulement quelques mètres de la distillerie. Nous rejoignons les champs autour de Veyre-Monton pour récolter du sureau, utilisé notamment par Ceren dans la création de sa liqueur de sureau. Cette proximité entre le lieu de production et certaines matières premières permet immédiatement d’élargir le récit. La distillerie n’est plus uniquement un atelier dans lequel arrivent des ingrédients : elle appartient à un environnement et à un territoire qui participent directement à son identité.
Photographiquement, la cueillette apporte aussi un contraste intéressant avec les images réalisées ensuite à l’intérieur. Les plantes, les mains, les mouvements dans la végétation et les vues plus larges du paysage permettent de commencer le reportage par la matière brute avant de revenir vers sa transformation. Je réalise également des prises de vues au drone afin de replacer cette séquence dans son environnement. Elles apportent une respiration aux contenus vidéo et permettent de passer d’un détail de plante ou d’un geste de cueillette à une lecture beaucoup plus large du territoire.
Cette relation entre produit et territoire était également au cœur du reportage réalisé à La Maison des Beaujolais, où nous avions cherché avec William à raconter le vin et la gastronomie en les replaçant dans l’histoire et l’identité de leur région.









De retour à la distillerie, le reportage se poursuit autour des produits, des matières et des deux personnes qui font vivre le lieu. Pour les bouteilles, je ne cherche pas à reproduire l’esthétique d’un packshot réalisé sur fond neutre. Les produits sont photographiés directement dans l’environnement de la distillerie afin de conserver un lien avec leur fabrication. Les matières, les outils et l’atelier deviennent ainsi naturellement les décors des images.
J’utilise ponctuellement mon éclairage au flash pour mieux maîtriser certaines compositions et mettre en valeur les bouteilles avant l’arrivée du public. L’objectif reste cependant de conserver une cohérence avec l’approche documentaire du reste de la série. Nous réalisons également des portraits plus dirigés de Brice et Estelle. C’est l’une des rares séquences volontairement posées du reportage. Elle permet de donner un visage à la distillerie et de compléter les photographies beaucoup plus spontanées réalisées ensuite pendant la fabrication et l’atelier.
Le travail sur les matières rejoint ici certaines recherches réalisées pour la matériauthèque de Maison Borio. Dans deux univers très différents, la matière constitue un point de départ pour raconter ce qui distingue une maison : plantes et botaniques d’un côté, bois, métal, laiton et pierre de l’autre.
Une partie importante du reportage est consacrée à la distillation elle-même. Nous photographions et filmons le processus réellement en cours dans l’atelier, sans reproduire artificiellement les gestes pour les besoins de la caméra. Je cherche à comprendre chaque étape avant de décider ce qui mérite d’être isolé dans l’image. Le reportage alterne ainsi vues plus larges de l’espace de travail, détails des équipements, matières premières et gestes techniques.
Cette manière de travailler permet de conserver une dimension documentaire tout en recherchant une esthétique plus premium. Montrer un savoir-faire ne signifie pas nécessairement tout montrer de manière descriptive. Un détail, une texture, une main ou un mouvement peuvent parfois être plus efficaces pour faire comprendre la précision d’un geste qu’une vue générale de l’atelier. La photographie permet de figer ces détails et de s’attarder sur les matières. La vidéo apporte une autre lecture : elle restitue les mouvements, le rythme et les différentes transformations. Les deux médiums sont donc utilisés de manière complémentaire plutôt que de chercher à produire exactement les mêmes images.









Vers 18h, le reportage entre dans une nouvelle phase avec l’arrivée du public. Un petit groupe de cinq à six personnes rejoint la distillerie pour participer à un atelier de création de gin. Le format volontairement réduit permet à Brice et Estelle d’accompagner chaque participant et de conserver une véritable dimension d’échange. L’expérience ne consiste pas simplement à assister à une démonstration : les participants découvrent l’histoire et les principes de la distillation, dégustent différents alcools, apprennent à reconnaître certaines caractéristiques aromatiques et travaillent sur le grammage des ingrédients qui entreront dans leur création.
Pour moi, cette séquence est essentielle car elle introduit une nouvelle dimension du savoir-faire : sa transmission. Jusqu’ici, nous observions les fondateurs, les matières et la fabrication. Désormais, le public entre dans le processus et commence lui-même à manipuler, sentir, goûter, comparer et comprendre. Je continue à travailler de manière documentaire. Les participants ne rejouent pas leurs gestes pour la caméra et l’atelier n’est pas interrompu pour créer une image. Je me déplace autour du groupe en cherchant les moments où une interaction, une matière ou un geste permettent de raconter naturellement ce qui est en train de se passer.
C’est aussi ce qui rend l’expérience particulièrement intéressante à photographier : les expressions changent à mesure que les participants découvrent les alcools et comprennent comment construire leur propre gin. La photographie ne documente plus seulement une technique, elle raconte également l’apprentissage et la curiosité.
Le Reel vertical de deux minutes est construit autour de cette idée : présenter l’atelier de création de gin comme une activité créative à découvrir en Auvergne. Plutôt que de produire uniquement un film institutionnel sur la distillerie, je choisis une narration chronologique qui permet au spectateur d’entrer progressivement dans l’expérience. Le lieu et son environnement introduisent le récit, puis viennent la cueillette, les matières, la distillation et enfin l’atelier avec le public.
Une interview de Brice et Estelle permet également aux fondateurs de prendre directement la parole. Leurs interventions apportent du contexte aux images et donnent un visage à la marque sans transformer le film en présentation purement corporate.
Le montage doit conserver suffisamment de rythme pour correspondre aux usages des réseaux sociaux tout en prenant le temps de montrer les gestes. L’objectif n’est pas d’accumuler rapidement de belles images, mais de permettre à quelqu’un qui découvre Ceren de comprendre en deux minutes ce qu’est la distillerie et surtout ce qu’il peut venir y vivre. Cette approche immersive fait écho à mon reportage au Château de Pizay, également réalisé en mai 2026, où photographie et vidéo étaient utilisées pour faire découvrir une expérience complète plutôt que présenter séparément un lieu, un produit ou une activité.












Dès le tournage, les images sont pensées pour pouvoir être utilisées de plusieurs manières. Cette anticipation est importante : créer du contenu pour les réseaux sociaux ne consiste pas simplement à recadrer après coup une production réalisée pour un autre support. La première déclinaison prend la forme d’une banque d’environ 100 photographies. Elle couvre les fondateurs, les produits, les matières, la cueillette, la distillation et l’atelier. Une sélection d’une vingtaine d’images est ensuite utilisée pour construire un carrousel photographique plus resserré.
Le deuxième format est le Reel vertical de deux minutes. Il raconte l’expérience de manière globale et chronologique, avec les interventions de Brice et Estelle comme complément aux images. Enfin, un carrousel de cinq vidéos verticales permet de fragmenter le reportage en séquences plus courtes. Cueillette, matières, distillation et atelier deviennent des petits chapitres autonomes, montés et étalonnés, que l’on découvre successivement.
Ces trois formats ne racontent donc pas exactement la même chose. Le carrousel photo permet de s’arrêter sur un geste, un portrait ou une matière. Les vidéos courtes montrent davantage les transformations et les mouvements. Le Reel relie l’ensemble pour raconter l’expérience de la distillerie. Cette complémentarité permet à Ceren de disposer d’une banque de contenus suffisamment riche pour communiquer dans le temps, tout en conservant une identité commune entre les différentes publications.
Ce projet résume particulièrement bien ce que je recherche lorsque je photographie un artisan ou une entreprise qui possède un savoir-faire fort. Il ne s’agit pas de transformer artificiellement son activité pour la rendre plus spectaculaire, mais de comprendre ce qui la rend intéressante et de trouver la bonne manière de le montrer. Chez Ceren, les matières, la distillation et les produits sont évidemment importants. Mais la transmission l’est tout autant. L’atelier permet de voir comment un savoir-faire professionnel peut devenir une expérience accessible au public sans perdre sa dimension technique.
C’est ce passage entre fabrication et transmission que je cherche à faire apparaître dans les photographies et les vidéos. La cueillette raconte l’origine de certaines matières, l’atelier de production montre leur transformation et la session du soir permet de comprendre comment Brice et Estelle partagent ensuite leurs connaissances avec un petit groupe. La création de contenu permet enfin de traduire cette histoire avec des formats contemporains. Photographie, Reel et vidéos courtes donnent chacun une porte d’entrée différente vers le même univers, avec une attention commune portée aux matières, aux personnes et à l’identité premium de la distillerie.
C’est cette approche que je développe aujourd’hui auprès des artisans, manufactures et marques : comprendre leur activité avant de chercher à la mettre en image. Vous pouvez découvrir d’autres réalisations parmi mes projets photo et vidéo ou me contacter pour imaginer un reportage autour d’un atelier, d’un produit ou d’un savoir-faire.








Vous recherchez un photographe pour documenter un restaurant, un hôtel, un lieu de réception ou un événement haut de gamme ?
La Distillerie Ceren est installée à Veyre-Monton, dans le Puy-de-Dôme, en Auvergne. Le reportage photo et vidéo a été réalisé directement dans la distillerie ainsi que dans les champs situés à proximité.
La distillerie a été fondée en 2023. Brice et Estelle développent aujourd’hui le projet autour de spiritueux artisanaux et d’une approche qui accorde une place importante aux matières premières et à leur territoire.
L’objectif était de constituer une banque d’images permettant de raconter le savoir-faire de la distillerie et de promouvoir ses ateliers avec des formats adaptés aux réseaux sociaux. Le tournage a donc été pensé dès le départ pour produire à la fois des photographies, un Reel et plusieurs vidéos courtes.
Le sureau permet de montrer le lien entre certaines matières premières et l’environnement proche de la distillerie. Nous sommes allés le cueillir dans les champs situés à quelques mètres avant de revenir à l’atelier. Ceren utilise notamment le sureau pour l’une de ses créations.
L’atelier photographié réunissait un petit groupe de cinq à six participants. Ils ont découvert l’histoire et les principes de la distillation, dégusté différents alcools, travaillé autour des matières et appris notamment à déterminer le grammage nécessaire à leur création.
Non. L’essentiel du reportage adopte une approche documentaire. La cueillette, la distillation et l’atelier ont été photographiés pendant leur déroulement réel. Seuls les portraits de Brice et Estelle et certaines photographies de produits ont fait l’objet d’une construction plus dirigée.
La production comprend environ 100 photographies, un Reel vertical d’environ deux minutes et un carrousel composé de cinq vidéos verticales montées et étalonnées. Ces différents formats ont été pensés pour permettre à la distillerie de diversifier sa communication sur les réseaux sociaux.
Les deux formats sont complémentaires. La photographie permet de s’attarder sur un portrait, une matière ou un geste, tandis que la vidéo restitue davantage le mouvement, les transformations et le rythme d’un atelier. Leur association permet de construire une banque de contenus plus complète.
Un film de deux minutes et une séquence vidéo courte ne répondent pas au même usage. Le Reel permet ici de raconter l’expérience dans son ensemble, tandis que le carrousel vidéo fragmente le reportage en plusieurs séquences thématiques autour de la cueillette, des matières, de la distillation et de l’atelier.
Oui. Je réalise des reportages photographiques et vidéo pour les artisans, producteurs, manufactures et marques souhaitant documenter leur activité. Mon approche consiste à comprendre les gestes, les matières, les personnes et les étapes de fabrication avant de construire les images et les formats adaptés à leur communication.